Les audiophiles, ou la recherche du Graal (diaporama)

Parfois, il suffit de presque rien… Tenez, là ! je cherchais des enceintes pour mon bureau, alors je suis allé y réfléchir sur différents blogs ici et là… quand soudain ! je me suis rappelé d’un reportage qui se voulait documentaire, un petit diapo sonore réalisé il y a déjà quatre ans !

Le sujet, c’étaient les audiophiles. Avec moi, il avait : au son, Stephen des Aulnois, et côté journalisme, Sylvain Lapoix, qui s’intéresse désormais un peu plus au gaz de schiste qu’aux longueurs d’onde.

En 2010, j’étais encore très frais dans le métier de photographe, mais j’étais déjà passionné de son. J’avais tout simplement envie de partir à la rencontre de ces types prêts à passer des heures et des heures à la recherche du Graal ! LE son. Enfin, LEUR son. UN son ? Les débats sont souvent sans fin et tout est dans le détail, dans ce petit quelque chose qui vous rapproche un peu plus de ce qui vous fait vibrer… Parfois, c’est une question d’alimentation électrique. Une autre fois, une histoire d’isolation entre deux composants…

J’ai crû un moment que je parviendrais à diffuser, vendre cette histoire – mon petit Graal à moi… – mais, non : l’histoire de ces audiophiles n’intéressait pas autant de rédactions que ça et surtout… je n’étais manifestement pas très bon pour démarcher.

Je me suis souvent juré de continuer ce projet, de retourner voir mes « témoins »… j’y réfléchis encore alors, pour le moment, voici le premier volet de ce sujet !

Alors ?

Vous en savez désormais un peu plus sur les audiophiles ?

Avant, après… recherche & développement.

Je viens enfin de mettre à jour mon book grâce à l’aide de Wonderful Machine qui s’est occupé d’éditer mes images avec la distance que je n’ai pas. S’ils s’agit souvent de commandes, les photos que je prends n’en sont pas moins influencées par mon humeur du moment et… Très vite, je ne sais plus les apprécier à leur juste valeur, le choix devient impossible…

J’ai envoyé environ 200 images à Tori, de Wonderful Machine, et elle m’est revenu avec deux galeries, l’une destinée à mes portraits éditoriaux, l’autre aux travaux plus corporate. Je me suis alors rendu compte que la non-homogénéité du traitement d’une année sur l’autre (pas très surprenant : matériel et techniques évoluent) rendait parfois la lecture du portfolio un peu… « abrupte » ?

J’ai donc décidé de revenir sur quelques-uns de ces «anciens» portraits. Dans tous les cas, j’annule editing (choix des images) et développement pour revenir aux fichiers bruts, avec un œil neuf. Pour Tilda Swinton et John C. Reilly, j’avais expérimenter l’usage d’une dominante verte mais j’ai fini par trouver ça trop artificiel… alors que mon nouveau traitement ne l’est pas tellement moins.

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On remarquera peut-être que je suis désormais un peu plus à l’aise sur les retouches. Je sais un peu mieux ou je vais quand je retouche la lumière sur le visage par exemple… jouer avec la densité. J’en ai profité pour nettoyer le rideaux…

Evidemment, il m’est arrivé de songer à ces débats sur la retouche en post-production, est-ce que c’est mentir ou non… Dans mon domaine – le portrait, donc –, il est plutôt admis qu’un portrait est toujours retouché, ne serait-ce qu’a minima (corrections colorimétrique, ajustement des couleurs, des ombres… ). Cela dit, je me suis toujours senti plus proche de la logique journalistique (les faits ! les faits !) que de l’approche purement esthétique de la photo… J’espère garder une certaine limite : ne jamais retoucher la silhouette. Atténuer les cernes d’une actrice ? ok, c’est courant et ça fait partie du jeu. Mais étirer sa silhouette, resserrer ses hanches ? À moins qu’il ne s’agisse d’une pub représentant un personnage, ce sera toujours non dans un contexte éditorial.

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Cela dit, sur John C. Reilly, le changement peut paraître radical… là aussi, j’en profite pour tenter des choses. Relever un peu les yeux, ajuster la tonalité… Je ne me suis jamais senti à l’aise sur les ajustements colorimétriques, et c’est toujours une petite souffrance pour moi tellement les réglages sont vastes… alors j’y vais un peu à l’instinct mais je peux me perdre longtemps…! Il faut dire aussi que passer de Lightroom à Capture One a changé ma façon d’aborder les fichiers, les réglages ne se présentant pas tout à fait de la même manière et étant beaucoup plus fins (ce n’est que mon avis).

Quant à l’image de Sam Pitroda, l’une de mes photos favorites, je crois que je l’ai tout simplement traitée comme j’ai toujours voulu qu’elle soit. Sombre et dense. Plus marquée.

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Je compte bien continuer avec quelques autres. Retrouver de «vieux» fichiers et les reprendre comme s’ils venaient d’avoir été shootés le matin-même permet de prendre un peu de distance par rapport à ce boulot qui n’arrête jamais… et de trouver de nouvelles manières d’aborder les images à venir !

Retrouvez-moi sur facebook : je viens d’y ajouter mon portrait de Rebecca Zlotowski après ceux de Jessica Chastain ou encore Louis Garrel… Je continuerai ce travail dès la rentrée… à suivre !

Nikon D3s, ski, neige & cinéma.

Billet publié sur le blog de Nikon France.

Fin janvier, je me suis retrouvé au festival de cinéma de l’Alpe d’Huez, qui met en avant des comédies. But du jeu ? Photographier réalisateurs et acteurs présents, en commande pour Studio Ciné Live. Après deux journées « calmes » (portraits le matin, ski l’après-midi), le vendredi s’est révélé costaud… 10h à 17h, portraits ! Portraits. Et portraits.

L'acteur Laurent Lafitte au festival de l'Alpe d'Huez, janvier 2011. Photo : Antoine Doyen

L'acteur Laurent Lafitte au festival de l'Alpe d'Huez, janvier 2011.

Le Nikon D3s et les basses lumières.

Les photographes savent que la neige, c’est un sacré réflecteur… lumières du tonnerre quand on est en intérieur et que l’orientation joue pour vous. Mais faut pas croire, l’écart entre l’extérieur et l’intérieur tourne autour de 6-7 diaphs (au jugé). C’est parfois un peu sombre, et quand on n’a que quelques minutes pour assurer un portrait, mieux vaut jouer sur les hautes vitesses !

Avant de partir, je savais que je serais souvent à 800 iso (je n’ai emporté qu’un réflo, les flashes sont restés au placard), avec la ferme intention de monter plus haut si un portrait tombait en fin de journée… Alors j’ai pris mon téléphone et j’ai appelé Nikon : « j’ai un D700, c’est pas mal, mais je risque vraiment de le pousser dans ses derniers retranchements… » Hop ! D3s et 85 mm f1.4 G dans le sac ! J’ai eu le nez fin : fin de journée, on m’appelle. Il est 17h30, la nuit tombe… « Arié Elmaleh retourne à Paris dans 30 min., tu peux passer le photographier ? » On range vite fait les skis, on prend le sac… me voilà dans sa chambre, il termine sa valise, enfilera son hoodie puis sa veste au cours de la séance… On est à 2000 iso, mélange de lumière tungstène et jour… chaud. Le D700 aurait eu un peu de mal, surtout dans l’équilibre des couleurs… le D3s s’en sort comme un chef. Tons chauds, bruit limité… Ouf ! on n’avait que 5 minutes.

85 f1.4 et portraits.

Jusqu’ici, mon équipement pour le portrait se résumait au 24-70 f2.8 G et au 50 mm 1.8D, une sacrée optique pour son prix… pas forcément meilleure que le 1.4, non, mais pfiu ! efficace (et pas cher… ce qui compte). Mais tellement moins que le dernier 85  F1.4… ok, OK. D’accord. Le second coûte 10 ou 12 fois plus cher que mon 50. Mais là, je me disais aussi qu’en utilisant les lumières naturelles ou tungstène sur place, je me retrouverais souvent avec de forts contre-jours – on n’a pas toujours la possibilité de bien choisir son cadre ou transformer le décors… Et bien… WOW. Vraiment. J’exagère, mais quand même : c’est à se demander si l’optique n’intègre pas un petit flash tant elle fonctionne bien dans les situations difficiles… Ça coule de source, mais je confirme tout de même : ça bave pas, piqué au top, joli « bokeh »… Le genre de trucs auxquels je ne pense jamais parce qu’après tout, je m’en fiche. Mais quand même : ça bute bien. Va falloir que j’aie le mien… (ndlr : à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai effectivement le mien. Nikon aussi a eu le nez fin quand ils ont accepté de m’en prêter un…)

Gaff Tape Dispenser for Your Grip Kit.

Hey les assistants, vous connaissez aphotoassistant.com ? Il vient de publier sa première vidéo d’une série à venir, trucs & astuces pour… ben, les assistants :

Gaff Tape Dispenser for Your Grip Kit from A Photo Assistant on Vimeo.

Make this handy dispenser for gaff tape to keep with you at all times!