New-York. Voilà.

Bam, rêve de gosse et projets d’adulte : me voici à New-York.

nyc subway

Arrivée ce matin à 10h à JFK, taxi vers le borrough de Williamsburg. Acheter un prepaid phone, passer quelques coups de fil, retrouver Clémentine du côté de Manhattan, marcher le long de la Fifth Avenue, découvrir Adorama… Il est 10:44 pm ici, 3h44 du matin en France… je suis ailleurs, comme un gosse. Un peu de mal à calculer le décalage.

Qui dort, édite.

Je voulais aller me coucher mais manifestement, je ne dors pas.

Ajami

Après une longue journée comme aujourd’hui, à peine rentré de Cannes, forcément, quand je lis mes mails, je jette également un œil aux photos que je n’ai pas encore traitées… Comme les deux réalisateurs d’Ajami, Scandar Copti et Yaron Shani, ci-dessus. Et vlan ! Lightroom, export… Je viens tout juste de les glisser sur Photoshelter. Reste encore quelques acteurs, des réalisateurs, un scénariste… mais c’est bientôt fini. Allez. Ce weekend ? Pas évident…

Cannes, les pieds dans l'eau ou presque.

Parmi vous, il y en certainement quelques-uns ui savent déjà que je suis au Festival de Cannes. Les uns suivent peut-être mon compte twitter par lequel je raconte mes expériences cannoises, les autres, des iconos, ont sûrement reçu un  e-mail au début du festival !

Geoffrey Fletcher

Cette année, je suis vraiment parti à Cannes avec la ferme intention de faire mieux & plus que les années passée. Armé d’un assistant, je gère directement les rendez-vous photo et gagne en efficacité. Je capitalise sur les précédentes éditions : les attaché(e)s de presse me connaissent un peu mieux, ils me font un peu plus confiance… Du coup, à ce jour, j’ai déjà photographié plus de monde que jamais.

Surtout, ça fait bien cinq an que je rêvais de photographier quelqu’un les pieds dans l’eau ! Quand j’étais stagiaire au service presse du Festival, je proposais régulièrement de photographier Thierry Frémaux de la sorte. c’était « niet ». Pas grave, c’est finalement Geoffrey Fletcher, scénariste de « Precious », qui m’en a donné l’occasion !

Lundi soir, mon assistant Mathias a su apprécié à sa juste valeur l’open bar du cocktail MK2. Ça l’a rendu très sociable et comme il s’était promis de « networker » pour son court-métrage, c’est bien volontiers qu’il tombe sur Geoffrey. Le courant passe bien et il lui propose cette mise en scène. Et… il s’est vraiment pointé hier soir à l’American Pavilion. On s’est donné une petite vingtaine de minutes. Voilà le résultat. Une rencontre bien agréable après plusieurs jours de courses frénétiques sous le soleil…

Les curieux peuvent déjà voir les premières photos sur mon compte Photoshelter. Et suivre Metro, Mathias et moi-même sur twitter.

Bon, c’est pas tout ça, faut que je retourne jouer à pierre, papier, ciseaux avec Simon Yam.

Bande-annonce de Precious :
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La presse web veut-elle la peau des photographes ?

40 euros. 50 euros. 80 euros (wow !). Qu’est-ce que c’est ? Des tarifs photo en Presse Quotidienne Régionale (PQR). C’est peu dire qu’un photographe de presse indépendant n’a pas intérêt à trop compter sur la PQR pour vivre… alors le web, nouvel eldorado, peut-être ?

jogging poulet

Il n’y a jamais eu autant de photos dans la presse qu’aujourd’hui ! Le Monde a même récemment changé de formule avec un peu plus d’iconographie tant sur le papier qu’à l’écran.

Les diffuseurs…

Seulement, peu ont envie de payer. Selon le site journalismes.info, Libération.fr « se fournit essentiellement avec le fil Reuters, parce que l’AFP est trop cher ». Sans doute mieux lôti, LeMonde.fr a développé « quelques partenariats avec des agences comme Magnum, l’AFP, AP ou encore Reuters » pendant qu’un « iconographe [est] chargé de sélectionner les photos. » En revanche, un icono du côté de LePoint.fr, ce n’est pas pour tout de suite : «chaque journaliste y sélectionne les images qu’il juge correspondre au sujet qu’il traite. »

Il est un autre site d’information qui brille par son absence de cet article : Marianne2.fr, pourtant devenu la mascotte des forums fréquentés par les photojournalistes. Il faut dire que Marianne2.fr, ne se gêne pas pour se servir dans Flickr sans demander l’autorisation. La plupart du temps, ainsi que le note Hughes Léglise-Bataille sur flickr, c’est tout à fait légal (pas génial pour les photojournalistes… mais légal) : les photographies choisies sont sous licence Creative Commons. Cela suffit même à combler d’aise quelques amateurs non dénués de talent.

…l’amateur…

Dans la course aux petites économies, les rédactions ont vite compris quel parti tirer de l’ego des amateurs : la publication d’une photo dans la presse reste une grande fierté. Et dans les faits, si les auteurs (amateurs ou non) des photos se plaignent parfois de vol, rien ne leur permet vraiment d’attaquer les sites concernés. En cas de plainte, il est aisé pour ces derniers de retirer l’image incriminée. Seule contre-attaque possible : qu’un huissier effectue un constat en bonne et due forme… c’est au moins 300 euros. Une simple capture d’écran ne suffit pas.

…et le stagiaire.

Lors de ma formation à l’EMI-CFD, je me suis retrouvé stagiaire chez Marianne2.fr. Joseph & moi en sommes sortis effarés : démission totale du rédac’ chef quant à la photo – nous étions transparents – , demandes de recherche d’images sur… google, j’en passe et des meilleures. Ce stage se devait d’être un partenariat enthousiasmant avec l’EMI-CFD, il n’en fût rien ! Et j’ai bien peur que d’autres rédactions soient parfois dans le même cas…

Résultat pour les sites qui « oublient » l’importance de l’image ? des sites parfois moches et tout juste illustrés… c’est un peu triste, non ?

L’avenir du photojournalisme passe par le web.

Je n’en doute pas une seule seconde ! Je devine même la disparition du papier… alors mieux vaut se préparer à vendre correctement ses images pour le web.

Vous avez entendu parler du Kindle d’Amazon dont la seconde version vient de sortir ? Pour le moment, ce n’est « que » du noir & blanc, idéal pour lire quelques articles et des livres, mais évidemment pas pour afficher des photos. Au vu de l’évolution rapide des téléphones portables, iPod et autres pocket PCs, je m’attends pourtant à l’arrivée prochaine de la couleur et de la haute-résolution sur ce type d’appareils. Et là ! quoi de plus facile : acheter son magazine en kiosque ou le télécharger dans le métro sur un unique appareil ?

Nous autres photographes verrons nos reportages publiés sur un outil à la croisée du web & du papier, avec les mêmes exigences que l’actuelle presse magazine. Les rédactions web ne pourront pas se passer très longtemps du talent des pros, lesquels méritent un salaire à la hauteur de leur travail, que ce soit pour le temps passé sur la préparation, la production, ou la diffusion de leur image !

Avis aux am’… avis aux rédactions web ! Pensez à nous.

[EDIT] Why do I give my photos away for free?

On vient de me présenter un intéressant point de vue sur la « gratuité » toute relative des photos. Cet article vu sur le blog de Lan Bui rejoint d’ailleurs quelques questions récentes concernant la manière dont certains sites web se servent sur Flickr.

Why do I give my photos away for free?

“You might be thinking “Wait… I have a blog and I don’t sell anything there! That is a non commercial website!!!” I say great!!! But… Let’s think about it for a second before we give it the stamp of approval… Do you have advertising on your website? If so you probably get paid for referrals or clicks (even if it is only $1 a month it is still money) and that makes it a commercial website. Ok, you have no ads on your website… Are you for hire? If so and your website promotes you, then indirectly it can make you money and therefore it is a commercial website. Not for hire and no ads? Great! I’m sure I can find some way of still saying you make money indirectly from your website but I’ll stop here, YAY you have a non commercial website!!!”

la suite sur http://lanbui.com/2009/01/23/why-do-i-give-my-photos-away-for-free/