Avant, après… recherche & développement.

Je viens enfin de mettre à jour mon book grâce à l’aide de Wonderful Machine qui s’est occupé d’éditer mes images avec la distance que je n’ai pas. S’ils s’agit souvent de commandes, les photos que je prends n’en sont pas moins influencées par mon humeur du moment et… Très vite, je ne sais plus les apprécier à leur juste valeur, le choix devient impossible…

J’ai envoyé environ 200 images à Tori, de Wonderful Machine, et elle m’est revenu avec deux galeries, l’une destinée à mes portraits éditoriaux, l’autre aux travaux plus corporate. Je me suis alors rendu compte que la non-homogénéité du traitement d’une année sur l’autre (pas très surprenant : matériel et techniques évoluent) rendait parfois la lecture du portfolio un peu… « abrupte » ?

J’ai donc décidé de revenir sur quelques-uns de ces «anciens» portraits. Dans tous les cas, j’annule editing (choix des images) et développement pour revenir aux fichiers bruts, avec un œil neuf. Pour Tilda Swinton et John C. Reilly, j’avais expérimenter l’usage d’une dominante verte mais j’ai fini par trouver ça trop artificiel… alors que mon nouveau traitement ne l’est pas tellement moins.

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On remarquera peut-être que je suis désormais un peu plus à l’aise sur les retouches. Je sais un peu mieux ou je vais quand je retouche la lumière sur le visage par exemple… jouer avec la densité. J’en ai profité pour nettoyer le rideaux…

Evidemment, il m’est arrivé de songer à ces débats sur la retouche en post-production, est-ce que c’est mentir ou non… Dans mon domaine – le portrait, donc –, il est plutôt admis qu’un portrait est toujours retouché, ne serait-ce qu’a minima (corrections colorimétrique, ajustement des couleurs, des ombres… ). Cela dit, je me suis toujours senti plus proche de la logique journalistique (les faits ! les faits !) que de l’approche purement esthétique de la photo… J’espère garder une certaine limite : ne jamais retoucher la silhouette. Atténuer les cernes d’une actrice ? ok, c’est courant et ça fait partie du jeu. Mais étirer sa silhouette, resserrer ses hanches ? À moins qu’il ne s’agisse d’une pub représentant un personnage, ce sera toujours non dans un contexte éditorial.

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Cela dit, sur John C. Reilly, le changement peut paraître radical… là aussi, j’en profite pour tenter des choses. Relever un peu les yeux, ajuster la tonalité… Je ne me suis jamais senti à l’aise sur les ajustements colorimétriques, et c’est toujours une petite souffrance pour moi tellement les réglages sont vastes… alors j’y vais un peu à l’instinct mais je peux me perdre longtemps…! Il faut dire aussi que passer de Lightroom à Capture One a changé ma façon d’aborder les fichiers, les réglages ne se présentant pas tout à fait de la même manière et étant beaucoup plus fins (ce n’est que mon avis).

Quant à l’image de Sam Pitroda, l’une de mes photos favorites, je crois que je l’ai tout simplement traitée comme j’ai toujours voulu qu’elle soit. Sombre et dense. Plus marquée.

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Je compte bien continuer avec quelques autres. Retrouver de «vieux» fichiers et les reprendre comme s’ils venaient d’avoir été shootés le matin-même permet de prendre un peu de distance par rapport à ce boulot qui n’arrête jamais… et de trouver de nouvelles manières d’aborder les images à venir !

Retrouvez-moi sur facebook : je viens d’y ajouter mon portrait de Rebecca Zlotowski après ceux de Jessica Chastain ou encore Louis Garrel… Je continuerai ce travail dès la rentrée… à suivre !