Cannes 2008 : fin de festival, tous partis ?

Le festival se vide : le Marché du Film a fermé ses portes jeudi soir. Hier, c’étaient aux tours de la Quinzaine des Réalisateurs et de la semaine de la Critique.

terrasse unifrance

Du coup, la pluie est de nouveau autorisée sur la Croisette (photo : terrasse Unifrance ce matin). Je ne sais pas pourquoi, contrairement aux autres, je me suis levé à 10h, malgré l’enchaînement terrasse du 3.14 / cocktail de la Quinzaine / soirée Ferrara au Murano… Il faut dire que cette fois-ci, j’ai su finir la nuit sur une bouteille d’eau (très justement appelée… « Muran’ eau » – sic), vers 5h du matin. Finir le festival sur une excellente nuit ? parfait.

Quelques heures plus tôt, je revoyais une vieille connaissance du lycée sur la terrasse du Palais Stéphanie, et même des contacts flickr ! puis Rabah Ameur-Zaïmeche, aussi, que j’ai photographié quelques jours auparavant. Quelle galère ç’a été, le soleil qui bouge dans tous les sens, la terrasse blindée de monde, lui & moi pressés…ouf, on s’en est sorti :

french director Rabah Ameur-Zaimeche presenting \

Et la Palme ?

Jérôme n’a pas forcément apprécié que je me prenne les pieds dans la valise en rentrant cette nuit ; couché tôt, veut désormais décerner la Palme d’Or au film de Laurent Cantet qu’il a vu à 8h30,  » Entre les murs ». Que de bons échos. Malheureusement, je serai dans l’avion au moment de sa rediffusion, Dimanche soir.

En attendant, je prépare un portfolio pour demain, je retouche une image ou deux, rapidement.

On marche tous au ralenti. Ça sent la fin.

Cannes 2008 : photographe & spectateur

Déjà neuf jours que je suis arrivé à Cannes ; un peu de fatigue, mais le plaisir de découvrir quelques films en avant-première la fait oublier.

Belgian director Bouli Lanners and his french actor Fabrice Adde presenting \

À Cannes, un autre grand plaisir est de photographier les acteurs & réalisateurs belges. Après les comédiens de Rumba, j’ai rencontré les deux comparses d’Eldorado, soit Bouli Lanners et Fabrice Adde (photo). Les deux équipes se sont montrées volontiers disponibles, de quoi donner l’envie d’aller voir leurs films.

Spectateur

Il serait dommage d’être à Cannes sans en voir quelques films. Du coup, cette année, accéder à telle ou telle soirée n’est vraiment pas une priorité… le restau non plus. Je m’arrange pour finir d’envoyer mes photos bien avant 22h, ce qui me permet de me glisser aux projections presse du soir : Two Lovers (James Gray) hier, mais aussi Vicky Cristina Barcelona (Woody Allen). Le matin n’est pas en reste : Un compte de Noël (Arnaud Desplechin) ou encore Linha de Passe (Walter Salles) duquel je suis parti au bout d’une heure. Je n’ai guère le temps de revenir sur ces films, mais le bilan est plutôt bon. D’ailleurs, je n’ai même pas dormi pendant le film de Desplechin. C’est dire.

Photographe(s)

Evidemment, je suis d’abord ici pour prendre quelques photos, genre des portraits, oui voilà. Les grosses stars américaines restent assez peu accessibles, mais je n’en ai pas moins un emploi du temps chargé ; parfois, il me faut courir d’un bout à l’autre de la Croisette, ce qui n’est vraiment pas une partie de plaisir quand on transporte 15 kilos de matériel au milieu d’une foule un peu désordonnée.

J’essaie de croiser les collègues portraitistes, curieux d’en savoir un peu plus sur eux. Sébastien Dolidon mais aussi Nicolas Guérin (Positif), Sébastien Dufour (AFP)… Je serais curieux de regarder Patrick Swirc travailler, par exemple, mais on ne peut pas dire que l’homme respire la jovialité. Du coup, je me suis gardé de l’approcher.

En ligne

Ce matin, je me suis fait refouler du nouveau film de Clint Eastwood ; trop de monde. Du coup, j’en ai profité pour mettre en ligne quelques images sur une galerie privée de flickr :

http://www.flickr.com/gp/46365493@N00/f466z2

D’ici une semaine, à mon retour de Cannes, je mettrai en ligne une galerie raisonnée sur la page adéquate.

Note à ceux d’entre vous qui pratiquez l’iconographie : les portraits sont déjà dispo auprès de Corbis à cette adresse :

http://pro.corbis.com/search/searchFrame.aspx?as=True&pht=Antoine+Doyen

Ils le sont immédiatement pour le monde entier. Et quelques jours plus tard en France, puisque Metro a bien entendu l’exclu française.

Cannes 2008 : premiers portraits.

« Tu connais pas l’histoire ? Sean Penn n’accepte pas les photographes pour les portraits ». Le président du jury, en Une de Metro Spécial Cannes, aujourd’hui, n’a donc pas été photographié par votre serviteur.

Jerome Paillard, Film Market\'s boss, and Michel Denisot, TV Anchor of the French show: \'le grand journal\' on Canal Plus - Cannes Film Festival 2008 / credit : Antoine Doyen

Il y a des frustrations comme ça. Ce soir, nous serons à la soirée mixée par Justice, mais on n’aura pas le droit de photographier à l’intérieur ; dur.

International

Tant pis, j’en profite pour parler à la Chine (cf. video), manger avec Sébastien Dolidon, revenu pour Evene.fr, ou… réaliser les premiers portraits. Rencontre avec Jérôme Paillard, directeur du Marché du Film (à gauche) ou Michel Denisot venu présenter le Grand Journal sur Canal + (à droite).

Ce matin, réveil pour rien : me voilà refoulé à la projection presse de Blindness, le film de Fernando Meirelles qui ouvre le festival. Avec mon accréditation photo, je passe avec la presse « jaune »… autrement dit, les tout petits media et les techniciens image & son. Ok, on est sensé bosser ailleurs. Mais j’aurais tout de même bien aimé voir le film avant de photographier son réalisateur cet après-midi. Mais non : la salle Debussy est complète, mais certaines cartes bleues ne passent pas… Du coup, je me retrouve à siroter des cafés gratuits au salon wifi ; je vais encore sauter dans tous les sens.

Technique

Coté photo, j’ai choisi cette année de tester le flash Quantum. C’est Sébastien Baverel, avec moi à l’EMI-CFD, qui m’y a incité. J’ai déjà eu l’occasion d’utiliser des gros Profoto ou Elinchrom avec boîte à lumière et compagnie. Cette année, à Cannes, j’avais envie de tester du studio vraiment facile à transporter.

Justement, c’est ce qu’utilise Sébastien pour son concept de « Boîte Chaude« . Petit flash, petite boîte à lumière. à 400 joules maximum pour le kit que j’ai choisi, c’est un peu juste en plein soleil. Mais ça fait assez l’affaire, non ?

EDIT : retrouvez Metro Special Cannes en pdf !

Cannes 2008 : à nous de vous faire préférer le train.

Pas mal de petits événements ont eu lieu depuis le dernier billet de ce blog. Mais je reviendrai plus tard sur mon stage à Télérama qui s’est transformé en job à mi-temps au service photo ; pour le moment, me voici à Cannes !

Jérôme à l\'aéroport d\'Orly

Vol.

Ce matin, j’ai retrouvé Jérôme (ci-dessus) et une équipe de Métro renouvelée à l’aéroport d’Orly. Arrivés en avance, tout allait bien ; cerise sur le gâteau, Jérôme n’était pas stressé.

Dommage, le destin et Air France se sont ligués contre nous. Petit retard de quelques-uns, Jérôme qui essaie de discuter pour qu’ils montent à bord de l’avion, résultat, zou, lui et moi manquons également l’embarquement de justesse (on avait pourtant déjà passé les portiques). « On vous a appelé. Trois fois ». Mon œil… je le crois difficilement, le monsieur de l’avion… Bagages éjectés de l’appareil, tout est à refaire, reprendre un billet, etc. Anecdote : c’étaient des billets non-échangeables… C’est Metro qui va être content. « Mais on ne peut avoir un petit geste commercial…? – ah non désolé c’est impossible. » Vu.

Survol.

Du coup, à peine arrivé, je me mets rapidement dans le bain : pas question de traîner, bagages déposés à l’appart’, puis je retrouve Fabien, le localier cannois du journal. Portrait de Jérôme Paillard, directeur du Marché du Film. On publiera la photo mercredi ; promis, je vous la montrerai par ici juste après.

En attendant, Cannes a déjà commencé : je passe au troisième étage du palais, je salue l’équipe du service de presse audiovisuelle où j’avais fait mon premier stage photo, déjà quelques questions d’accrédition pour la leçon de cinéma de Tarantino ou la conférence de presse d’Indiana Jones.

Et demain…? Portrait du maire de Cannes – ça devient une petite habitude… –, manger avec un ami photographe, et puis déjà quelques rendez-vous. Saisir l’ambiance de Cannes, aussi. Peut-être sous la pluie. On verra.