Non, le 'corporate' ne dévore pas les petits enfants.

La formation en photojournalisme que je suis actuellement à l’EMI-CFD se termine fin mai, juste après le festival de Cannes. Parmi les dernières heures de cours : trois jours consacrés à la pratique du « corporate« .

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Même à contre-cœur, de nombreux photographes l’avouent : peu vivent de leur seul travail dans la presse. Du coup, quelle est la solution photographique idéale pour payer EDF et la crèche des enfants ? Le Corporate, bien sûr !

On ne peut pas (on ne peut plus ?) pas négliger le corporate assignment (littéralement : mission d’entreprise). Du coup, à l’école, on va apprendre à travailler en dehors de la presse de temps à autre, pour des entreprises diverses et variées. De fait, ainsi que me le faisait remarquer Jean-Marie, même Magnum produit pour les entreprises. L’agence de Capa & Bresson a même ouvert une galerie pour valoriser leurs travaux auprès de clients institutionnels. Selon strategies.fr, cela représente désormais autour de 30% de leur chiffre d’affaire !

Même si la formation de l’emi-cfd m’a déjà beaucoup aidé à mieux approcher la presse, je ne néglige pas pour autant cet autre aspect de mon travail. Lors d’un récent mariage, j’ai rencontré la responsable d’une agence de communication. Échanges de cartes, photos appréciées… parfait ! Me voici qui, deux semaines plus tard, réalise un reportage sur une soirée de travail organisée par une grande banque privée (ci-dessus). Exercice de style, rencontres potentiellement intéressantes pour travailler sur d’autres projets… et bien sûr de quoi payer le loyer. Très bien ! Pourvu que ça dure, surtout quand on a affaire à des gens aussi sympathiques que sérieux.

Et pour répondre à ceux qui se posent la question : oui, mes reportages persos avancent ! Pas très vite, oui, mais je crois tout de même que j’aurais un peu de matière à présenter dans le cadre des ateliers de l’emi-cfd. Mais rien n’est encore terminé…

L'iconographie, Fottorino, et les puzzle.

Respectueux de cet audacieux format qu’est le blog, j’étais volontiers parti pour témoigner de ma rencontre intellectuelle avec l’univers iconographique de Télérama. Actualité oblige, difficile d’aborder ce billet autrement que par la colère qui anime les personnels du groupe Le Monde.

Télérama, Ulysse : pas content

C’est la première fois que la possibilité de faire grève est envisagée au sein de Télérama ; pas mal, non ? En tant que stagiaire, difficile de revenir sur un sujet que je connais mal. J’y vois surtout une presse française en pleine crise de personnalité… pour le moment, l’ambiance est à la charette et ça ne ravit personne.

Rassembler les pièces.

L’iconographie est également affaire de personnalité. Alors que je demande à Laurent Abadjian, rédacteur en chef photo de Télérama, si la recherche d’une image s’apparente à un puzzle, celui-ci me répond : « Dans un puzzle, quand vous êtes dans le ciel, vous cherchez du bleu. Et vous passez complètement à côté du vert, alors qu’ici, on est dans une démarche complètement différente ; il faut vous laisser porter par les images. Puis seulement, voir si elle s’insère dans la maquette. »

Puisqu’il me demande si le stage se passe bien, je réponds que oui, malgré ces grands moments de latence que je consacre à la maîtrise de Netvibes & Facebook. Ma gestion des onglets de Firefox est à ce titre devenue exemplaire.

Chercher l’image.

N’allez pas croire pour si peu que je laisse la plante verte prendre le dessus ! ça : non ! Au contraire, voilà bien une semaine que je suis à la recherche de photos d’un chef d’orchestre espagnol, Ataúlfo Argenta. Mort jeune en 1958 à la suite d’une intoxication au dioxyde de carbone, très peu de photos… la croix et la bannière ! Excellent exercice pour le jeune stagiaire ? Me voici à appeler/mailer E.F.E. qui, malheureusement, n’a que quatre photos, appeler le Teatro Real (« Is there anyone who speaks English? – No… ») pour obtenir les coordonnées d’une agence photo qui aurait ce genre de documents, re-mail, contacter le webmaster du site consacré au musicien… Et soudain, mercredi : son fils m’envoie un mail. Appel le jeudi en Espagne, puis à Bruxelles pour contacter le neveu d’icelui… à 16h, les photos sont là, prêtes à être maquettées. Ouf.

Et maintenant ? me voici qui m’attelle à la recherche iconographique pour la rubrique cinéma. C’est ma dernière semaine ici.

Gérer ses archives.

Comme il m’arrive de l’indiquer sur le statut de ma page facebook, le rythme de mon stage chez Télérama n’est pas toujours frénétique. Du coup, dans les moments de latence, j’observe 1, comment les iconos choisissent les images et 2, comment fonctionne la recherche au sein d’agences telles que Corbis, Getty, ou bien PixPalace.

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Diffuser.

Il y a quelques mois, je me suis inscrit sur photoshelter. Photoshelter, c’est un site destiné aux photographes indépendants qui souhaitent distribuer leurs archives, notamment en direction de la presse internationale.

Jusqu’ici, je n’avais rien mis, ou si peu ! quelques portraits de cinéastes africains, Hafsia Herzi, ou encore l’un des reportages publiés sur Marianne2.fr.

Archiver…

Hier soir, j’ai commencé à aborder plus sérieusement la question des archives. Ok, Corbis distribue déjà mes portraits du festival de Cannes. C’est bien, ça permet de toucher des droits supplémentaires et surtout, des magazines auxquels je n’ai pas facilement accès : Vogue UK, etc. C’est bien, mais cela ne représente qu’une partie de ma production.

… donc indexer.

Pour commencer, j’ai choisi de mettre en ligne des photos prises lors de mes séjours en Afrique de l’Ouest. J’y vais petit à petit, parce que ce travail un peu chiant est d’abord l’occasion de mieux indexer mes archives. J’avais appris sur mac & photo l’existence d’un « vocabulaire contrôlé ». Je suis allé le télécharger hier soir.

C’est tout à fait puissant pour qui indexe ses images en anglais ! Avec ce genre de listes raisonnées, on pense plus facilement à des séries de mots-clés pertinents. Sur le Bénin (photo), le Mali ou le Burkina, je reprends donc l’editing presque à zéro et, une fois que les images sont choisies, j’indexe ! Des mots-clés précis avec des photos bien légendées, ce sont autant de chance de les retrouver dans une recherche donnée.

J’ai déjà posté deux liens vers mes archives sur la page « à propos & contact« . Iconos, bookmarkez ! cette archive est appelée à grandir.

Liens :

Controlled Vocabulary : http://www.controlledvocabulary.com ;
Corbis : http://pro.corbis.com/creative/personalities/ ;
Mes archives sur photoshelter : http://pa.photoshelter.com/usr-show/U0000h4buDvOAXUc ;
Afrique : http://pa.photoshelter.com/gallery-show/G0000pNq0ssd4fnI/ ;

blogueurs ! portraits en ligne.

Alors que presque tous les media ressortent leurs sujets sur mai 68, mon jeune âge me doit d’aller creuser moins loin.

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La galerie est désormais visible sur la page « portraits » : Blogueurs !

Fin 2006, je voulais photographier tout et/ou n’importe quoi, juste réaliser quelque chose. Dans mon entourage, on moquait volontiers mon côté geek, autant que ma propension à perdre du temps sur de nombreux blogs pas toujours nécessaire à la bonne marche de l’humanité.

Me voici donc parti à la recherche des blogueurs et leurs intérieurs, de Vincent au capitaine, en passant par Olenka et quelques autres.

Je concevais la série pour la publier (…où ça ?). Commencée en novembre 2006, elle s’est abruptement terminée en février 2007, après ma rupture. Je me suis alors consacré à beaucoup d’autres choses très importantes : les filles, la fnac. Les filles. Et puis ça m’a lassé, de ramer pour interviewer Vinvin et quelques autres… Je ne croyais plus vraiment au sujet, mon emploi du temps à la Fnac m’empêchait de travailler proprement.

Peut-être que je devrais/pourrais la reprendre aujourd’hui : après tout, côté photo, je n’ai rien vu de très intéressant sur le monde des blogueurs. Nonobstant, Le Monde 2 a consacré en décembre 2006 un sujet à Second Life.