Retour à l'envoyeur.

Alors que je finis doucement mon « périple » en Afrique de l’Ouest à Natitingou (Nord du Bénin), je sais déjà qu’il va bientôt falloir dresser un petit bilan de tout cela.

la fille de Djibril Maiga dans la cour de la famille Kouyaté, à Ouagadougou, Burkina Faso / photo Antoine Doyen

En attendant, je vous invite à regarder de plus prêt par où j’ai pu passer, toutes ces rencontres souvent enrichissantes, parfois troublantes tant le décalage culturel peut-être bien réel… je n’ai pas encore tout digéré, et puis, que faire de toutes ces images ?

Faire un reportage sur le cinéma en Afrique ? Oui, bien sûr, hâte de réunir mes négatifs noir & blanc, de les développer, de les exposer sur les murs de Bruxelles, mais pour le reste… tous ces fichiers RAW, ces petits jpeg… mille & une bribes d’histoires, lesquelles sont complètes ? Raconter le Forum Social de Bamako ? Parler des « gens normaux » ? Faire le touriste ? Balancer le noir & blanc ?

Un portfolio, déjà… voilà, j’ai désormais de la matière. Je vais retourner voir ces agences, ces journaux qui ont dû me prendre pour un rigolo la première fois, avec mes portraits de cinéastes mal tirés… Et puis je montrerai des images… je serai toujours un rigolo, mais j’aurai un vrai truc à dire. Ça vient. Ça rentre tout doucement. Je commence à savoir quoi faire. Je devine pourquoi. Reste à savoir comment en vivre…

Ouaga Saga.

Excusez du peu, mademoiselle Lise-Marie se balade au Conseil d’État – résumé rapide : oui, la crise internationale s’est apaisée. Et moi, pendant ce temps, je quitte Ségou pour Ouagadougou. Aujourd’hui, c’est mardi, je suis enfin passé au rythme africain : je n’ai pas consulté mes mails depuis trois jours. On doit me croire mort…

C’est en tout cas pour cette raison qu’en allant un peu sur regardsdafrique.com, vous avez plusieurs billets à vous mettre sous la dent. Yvan m’a dit que j’écrivais trop de texte. Le voici qui va pouvoir lire des petits bouts. Il ne pourra plus se plaindre… et toc.

Là, je viens d’arriver à Ouaga, j’ai retrouvé facilement Magan Kouyaté. Il fait chaud. Demain, ça commence, je vais commencer par rappeler Boubacar Diallo. Et en lisant mes mails, je decouvre qu’Adama Roamba est egalement a Ouaga. Tout va bien !

Et pour ceux que ça intéresse : notez mon numéro de téléphone ici : +226 78 9000 29.

à bientôt !